Hier soir Montpellier accueillait la Belle Charlotte Gainsbourg pour son Stage Whisper Tour en compagnie de Connan Mockasin et de Lescop en première partie.



La salle se remplit bien comme il faut et l'on constate une majorité de plus de quarante ans, très certainement ceux qui ont vu grandir Charlotte Gainsbourg aux côtés de son père.
La première partie, Lescop -que l'on connait avec "La Forêt"- démarre malheureusement avec un mauvais réglage au niveau du son mais le public semble bien séduit par le style du groupe, qui a tendance à pencher Etienne Daho et eighties. Les pas de danse de Lescop rappelle un peu Ian Curtis, la prestation est simple mais plutôt pas mal du tout. Ils joueront "Tokyo, la Nuit" et d'autres titres comme "La Nuit Américaine".


Après une première partie accueillie avec joie, place à Charlotte Gainsbourg et sa troupe de musiciens accompagnée du merveilleux Connan Mockasin : des costumes simples, des pantalons blancs et chemises blanches qui font penser à ceux d'Orange Mécanique de Stanley Kubrick. Charlotte monte sur scène discrètement, le sourire en coin et son air timide, une ouverture avec "Terrible Angels" du dernier album Stage Whisper, une fois de plus nous avons du mal à entendre correctement sa voix, parfois trop de basse, parfois pas assez de guitares.



Connan Mockasin jouera deux titres de son album, "It's Choade My Dear" et "Forever Dolphin Love" qui nous plongent dans un univers totalement féérique et sous-marin, sa guitare hypnotise la salle et la laisse dans un long silence et dans la contemplation, un public qui semble largement accrocher au style de Connan, il y a ceux qui connaissent sa musique et qui sont là pour le soutenir et d'autres qui la découvrent avec stupéfaction.




La setlist est très variée avec quelques titres de chaque album (Charlotte For Ever, IRM, 5:55, Stage Whisper) mais aussi une très belle reprise de David Bowie "Ashes To Ashes" jouée par Connan Mockasin à la guitare, sur scène il reste très réservé mais plutôt satisfait du retour du public et nous remerciera chaleureusement avec des "merci beaucoup".
Charlotte nous remercie aussi par la même occasion et quitte la scène avec ses musiciens avant de revenir cinq minutes plus tard pour un rappel avec "Pour Ce Que Tu n'étais Pas" "All The Rain" et "Paradisco". Le concert terminé, chacun commence déjà à discuter de la prestation tandis que d'autres sont déjà nostalgiques et repartent avec des souvenirs pleins la tête et fredonnent "Paradisco" le sourire aux lèvres.








Après avoir longtemps méditer sur Congratulations des MGMT qui laissait planer le doute quant à la nouveauté du style, vient le moment où Connan Mockasin remue le couteau dans la plaie, avec son merveilleux album Forever Dolphin Love.
Ce jeune blondinet, débarque de nulle part, si ce n'est d'une terre lointaine de l'Occident qu'est la Nouvelle Zélande. Aurait-il côtoyé les dauphins durant l'écriture de ce disque ? Cela reste un mystère, mais ce qui est sûr et certain, l'aquatique domine l'album, un qualificatif certes retrouvé dans beaucoup de chroniques, mais qui définit inéluctablement Forever Dolphin Love.


Étrange. Bizarre. À la première écoute, on se demande ce qui est passé derrière la tête de Connan avec autant de psyché-pop (« Megumi The Milkyway » « It's Choade My Dear ») et de voix modifiées (« Faking Jazz Together »). Au fil de l'écoute, monsieur Mockasin réussit à nous replonger dans l'enfance, dans l'onirisme (« Unicorn in Uniform »), peut-être est-il atteint du Syndrome de Peter Pan inconsciemment.
Les quelques chansons live permettent d'avoir un avant goût de ses prestations scéniques : une atmosphère détendue, calme, et enchantée.
C'est un univers assez intime que nous peint Connan Mockasin, ignorant du songwriting comme il le dit si bien chez Gonzaï. Cet été, l'album du petit néo-zélandais sera l'idéale bande-son submarine pour aller nager au large de la mer ou encore de l'océan avec les dauphins.