Dimanche 3 Juin 2012 le Rockstore accueillait le fabuleux groupe Beach House avec en première partie Arthur Béatrice .
On appréhendait un peu ce concert car il est assez rare de voir un paquet de monde surtout à Montpellier où il faut l'avouer, les salles de concert sont -parfois- fantômes. Les apparences sont trompeuses puisque lorsque la première partie commence, pas mal de gens se rapprochent devant la scène, même si nous n'avons pas été vraiment convaincu de la prestation sur scène du groupe Arthur Béatrice, un peu du "déjà-vu" en musique.





Voir le groupe de Baltimore en concert c'est comme réaliser un rêve d'enfant, surtout quand on repense aux albums Teen Dream, Devotion et le dernier en date Bloom qui réchauffent le coeur et vous filent pleins d'étoiles dans les yeux, il fallait hésiter entre se retenir de pleurer ou faire de la salle de concert une piscine géante de larmes chaudes.

Après la déception d'Arthur Béatrice, on patiente quinze petites minutes avant l'entrée (chaleureusement applaudit par le public) sur scène de Victoria Legrand, Alex Scally et leur batteur. Le groupe ouvre la soirée avec "Wild" et c'est une claque que l'on prend en pleine figure, la voix de Victoria Legrand nous donne des frissons et nos poils de bras peuvent témoigner.


On s'est toujours posé cette question: est-ce-que la voix de Victoria rend aussi bien en live que sur disque? La réponse est oui. C'est un show tout simplement magnifique, avec un décor des plus sublimes : des effets lumières avec un ciel étoilé qui nous donne l'impression d'être dans le cosmos, la preuve en images :




La setlist est très variée: une bonne partie de l'album dont "Walk In The Park", "Norway" "Silver Soul" "Zebra" "Take Care" et l'époustouflant "10 Mile Stereo" où se déchaîne Victoria et où son batteur nous fait un solo de batterie complètement renversant, on retrouvera aussi quelques titres des anciens albums comme "Gila" et "Turtle Island".
La foule est bouche-bée, surtout certains qui ont les yeux brillants et qui crient des "Victoria", le public est totalement séduit par la prestation du groupe, c'est beau, c'est à couper le souffle.




Le concert se termine avec un rappel sur "Turtle Island" "10 Mile Stereo" et "Irene", on ne vous cache pas les petites larmes versées tellement ce fût une soirée mémorable. Des souvenirs en tête qui ne sont pas prêts de disparaître.

Un grand merci à Pipole Production


Hier soir Montpellier accueillait la Belle Charlotte Gainsbourg pour son Stage Whisper Tour en compagnie de Connan Mockasin et de Lescop en première partie.



La salle se remplit bien comme il faut et l'on constate une majorité de plus de quarante ans, très certainement ceux qui ont vu grandir Charlotte Gainsbourg aux côtés de son père.
La première partie, Lescop -que l'on connait avec "La Forêt"- démarre malheureusement avec un mauvais réglage au niveau du son mais le public semble bien séduit par le style du groupe, qui a tendance à pencher Etienne Daho et eighties. Les pas de danse de Lescop rappelle un peu Ian Curtis, la prestation est simple mais plutôt pas mal du tout. Ils joueront "Tokyo, la Nuit" et d'autres titres comme "La Nuit Américaine".


Après une première partie accueillie avec joie, place à Charlotte Gainsbourg et sa troupe de musiciens accompagnée du merveilleux Connan Mockasin : des costumes simples, des pantalons blancs et chemises blanches qui font penser à ceux d'Orange Mécanique de Stanley Kubrick. Charlotte monte sur scène discrètement, le sourire en coin et son air timide, une ouverture avec "Terrible Angels" du dernier album Stage Whisper, une fois de plus nous avons du mal à entendre correctement sa voix, parfois trop de basse, parfois pas assez de guitares.



Connan Mockasin jouera deux titres de son album, "It's Choade My Dear" et "Forever Dolphin Love" qui nous plongent dans un univers totalement féérique et sous-marin, sa guitare hypnotise la salle et la laisse dans un long silence et dans la contemplation, un public qui semble largement accrocher au style de Connan, il y a ceux qui connaissent sa musique et qui sont là pour le soutenir et d'autres qui la découvrent avec stupéfaction.




La setlist est très variée avec quelques titres de chaque album (Charlotte For Ever, IRM, 5:55, Stage Whisper) mais aussi une très belle reprise de David Bowie "Ashes To Ashes" jouée par Connan Mockasin à la guitare, sur scène il reste très réservé mais plutôt satisfait du retour du public et nous remerciera chaleureusement avec des "merci beaucoup".
Charlotte nous remercie aussi par la même occasion et quitte la scène avec ses musiciens avant de revenir cinq minutes plus tard pour un rappel avec "Pour Ce Que Tu n'étais Pas" "All The Rain" et "Paradisco". Le concert terminé, chacun commence déjà à discuter de la prestation tandis que d'autres sont déjà nostalgiques et repartent avec des souvenirs pleins la tête et fredonnent "Paradisco" le sourire aux lèvres.







Chaude ambiance hier soir à la Salle Victoire 2 qui accueillait le grand Mayer Hawthorne.
L'évènement de la semaine que tous les fans de soul attendaient avec impatience. Impatience bien méritée !


Mayer entre en scène, la foule en délire accueille comme il se doit le grand bonhomme et commence dès le début du concert à danser, on se retrouve comme dans un club des années soixante/soixante-dix, on twist, on est d'emblée séduit par la prestation scénique, le public ne s'arrête pas, c'est la folie.
Mayer Hawthorne est d'humeur à nous faire passer une soirée inoubliable, c'est le cas avec les titres "Your Easy Lovin' Ain't Pleasin' Nothin" "A Long Time" "Dreaming" et le "Love In Motion" de SebastiAn version soul-pop améliorée et une reprise du mythique single "You Make My Dreams Come True" de Hall&Oates.
Instant photo avec le public, il en profite pour poser afin que tout le monde puisse avoir une "photo-souvenir" de la soirée. Pas question de se reposer, le public en redemande encore et le voeu sera
exaucé, l'ambiance de la salle est toujours au top, il y a vraiment un échange entre l'artiste et la foule. Une soirée formidable, un concert mémorable avec des musiciens extraordinaires que l'on oubliera pas de sitôt !





"agressif,convaincant,renversant".
Les trois adjectifs qui pourraient qualifier le duo electro-punk Kap Bambino, originaire de l'ouest de la France. Un groupe qui en met plein les yeux. Avec l'album Blacklist, ils ont su, ce samedi 30 janvier, convaincre le public Montpelliérain, ils ont su montrer qu'ils n'étaient pas seulement "un duo qui fait du bruit" pas seulement "une musique sauvage avec une fille qui hurle et un ordi!"

À première vue, on se dit qu'ils sont, vestimentairement les nouveau Rita Mitsouko des années 2000.
Sur scène, Caroline Martial a de l'énergie à revendre, fait la toupie comme "elle sait si bien le faire depuis la maternelle" nous dit elle en rigolant. Elle crie, observe attentivement le public, prend de l'élan, et s'y jette. Sans crainte, sans rien. Elle sourit d'un air démoniaque, se dirige sur le côté droit de la scène, monte sur l'enceinte et crie encore plus fort, avant de se tremper d'eau et de secouer sa tête vers la foule: comme si la salle était un circuit électronique, et faire un court-circuit avec une simple goutte d'eau atteignant le public pour nous électrifier un par un. Orion Bouvier à l'ordi, se défoule autant que Caroline le fait sur scène, allure rock'and'roll, cheveux dégoulinant de sueurs, un set très réussi, un public totalement renversé.
On ne peut pas rester indifférent à la sortie de leur concert. Aucunes limites.
Batcaves, Dead Lazers, Red Sign, Human Pills, l'album Blacklist en (presque) intégral, et quelques suppléments.
Un duo vivement recommandé en concert.




Maxime, 17 ans, de Montpellier, nous fait une petite review rapide du concert des Jim Jones Revue :

- Définir en trois mots le concert :
"rock and roll" "violent" "dansant"

- Description du live :
La première partie Dirty Sinners, était un peu comme du "punk dansant" , même si le chanteur était un peu ivre, c'était bien sympatique.

La deuxième partie s'appelait 69s/64s , les membres du groupe (soit 3) portaient une combinaison de moto, orange, avec sur l'ampli, le devant recouvert de fourrure orange. Ca ressemblait un peu à JJR mais ça "crachait" moins que ça.

Jim Jones Revue... ils ont commencé avec Hey Hey Hey Hey , il y avait carrément un lien direct entre le public et le groupe.. c'était très rock and roll, même si le son était trop mélangé, on entendait pas assez le piano, ni les guitares, c'était limite bordélique.