CARL BARÂT
ALBUM

C'est toujours comme ça, il suffit qu'un artiste débute une carrière solo postband pour commencer les remises en questions, "est-ce-que ça vaut vraiment la peine d'être écouté?" "est-ce-que déception il y aura?". Avec Julian Casablancas on doutait un petit peu, "est-ce-qu'il sera aussi compétent qu'avec les Strokes?" "comment allons-nous réagir face à Phrazes For The Young?" . Au début c'était l'album refoulé, voire catalogué et détesté, mais au final, à force d'avoir des remords par-ci par-là, on a fini par se dire "d'accord l'album de Julian Casablancas en vaut quand même la peine".
La question récurrente du mois est belle et bien "mais qu'est-ce-qui lui prend à Carl Barât?" ça tourmente les médias, et visiblement "mon dieu" est la réaction envisageable pour son projet solo. Mais ici c'est tout le contraire. Une envie, et pas seulement une question de générosité, mais parce que cet album, en vaut la peine. Vis-à-vis des instruments, un peu de piano, quelques guitares certes moins mises en valeur que dans les Dirty Pretty Things ou The Libertines, avec un souffle de pop mélodique (Run With The Boys, The Magus, ) qui vire parfois à la mélancolie: quelques slows imposés (So Long My Lover, Carve My Name, Shadow Fall). Ode To Girl pour sa femme, mais pourquoi pas un (petit) clin d'oeil à Pete Doherty? Parce qu'au fond, on peut très bien penser que Carl Barât est un album de la délivrance, de la sincérité, comme si sortir un album solo est pour lui, le seul moyen de prendre un peu de recul sur sa vie, et de faire, un bilan. Je Regrette, Je Regrette dit-il d'un accent français si ravissant. Chez nous, on ne Regrette donc point.


One Comment

Dance To The Radio a dit…

Il faut que j'écoute son album, d'autant plus qu'il sera au festival des Inrocks ...

En fait, j'écoute avant la BO des "Amours Imaginaires", et il y a "Keep the street empty for me", des Fever Ray !