Après Jack White élu "homme de l'année" par moi même, pour son nouveau projet The Dead Weather, je décerne le second prix de "l'homme de l'année" à... PIERRE SARKOZY! Mais non. C'était une boutade voyons... c'est pas demain la veille qu'on lui donnera la médaille d'honneur ou un MTV AWARDS, pour son projet Mosey du 9-2, qui fait un (trop gros) flop... Je décerne donc le prix à Josh Homme bien entendu!
Pardon... Josh Homme? c'est qui?... un trou de mémoire? impossible... laissez moi vous raffraichir celle ci.
Josh homme, c 'est le type de gars qui est classe comme ça ou encore comme ça ...voir comme ça. Stop les filles, arrêtez donc de vouloir un gros wild avec sa harley davidson, ses tatouages, et continuez à lire la suite : donc ... notre cher Josh Homme, rappelons le, a produit les Arctic Monkeys sur Humbug, et avec sa troupe de petit pois, John Paul Jones (Led Zeppelin) et Dave Grohl (Nirvana + Foo Fighters), ils nous sortent un bijou, un chef d'oeuvre, l'album Them Crooked Vultures.
Première écoute de l'abum...deuxième écoute.. et aucune chanson avec des défauts..c'est possible? Il faut croire que oui.
Peut-on aussi dire que l'album pourrait être celui de l'année 2010? A priori, oui.
Certes la ressemblance Queen Of The Stone Age est quasi frappante, mais c'est comme un effet "patchwork" en fait, du QOTSA superposé sur du Foo Fighters avec une légère touch' de Led Zeppelin et c'est beaucoup plus aggressif que ça, surtout sur le riff de "No One Loves Me & Neither Do I", Anthony Bosc, nous fait sa propre chronique...


Josh ne ferme jamais l’œil sur sa tête de Ken (et Barbie) aux pommettes remplies de cognac. Mais que faisait-il encore la nuit dernière au lieu de rejoindre son lit, simplement dormir ? Frottait-il des cordes accompagné de voix profonde ? Frappait-il des cymbales et des toms ? Ou bien pianotait-il frénétiquement sur des touches noires et blanches ?
Puisque ce Josh se trouve être l’illustre Josh Homme, nous ne le saurons sans doute jamais. Cependant, tout porte à croire qu’il ne dort effectivement pas beaucoup depuis les deux dernières années. Entre les incroyables Queens of the Stone Age (Era Vulgaris en 2007) et les magnifiques Eagles of Death Metal (Heart On en 2008), le bonhomme trouve encore le temps de produire d’autres projets (comme le dernier Humbug by Arctic Monkeys).
Mais, tout cela ne lui suffisait sans doute pas quand il passa un coup de téléphone à de vieux amis. Dave Grohl (Nirvana & Foo Fighters) et John-Paul Jones (producteur des Datsuns et accessoirement bassiste de Led Zeppelin) rejoignirent ainsi Josh Homme dans un nouveau band, nom de code : Les Petits Pois.
Après une tournée des festivals estivaux européens, ces infimes choses dans l’histoire du rock posèrent leurs pieds au parc de St-Cloud parisien avant de lancer aujourd’hui l’album éponyme de ce blockbuster du rock : THEM CROOKED VULTURES !

Dès la première track, No One Loves Me & Neither Do I, on ne peut que se plier qu’aux seventies désinhibées par la basse lente et répétitive de Jones, la voix envoutante d’Homme rehaussée par une batterie lourde et puissante made in Grohl. On en perd déjà son souffle !
Arrive ensuite une série d’intenses saccades pour tenter de retrouver une respiration normale. Mind Eraser, No Chaser et New Fang sonnent comme des célébrations du rock. A moins que ce ne soit Dead End Friends, la plus clinquante ?
Via Elephants, on se permet d’entendre par ci des louanges aux Raconteurs de Jack White, par là Guns’n’Roses. Welcome to the jungle ! Ses lourdes pattes nous transportent dans le temps pour arriver à Scumbag Blues.
Pour arrêter cette chronologie indigne, bien sûr que des thèmes sont récurrents dans cet album comme une période aussi garage que disparue (Bandoliers, Caligulove et Spinning in Daffodils), des contrées sombrement féériques (Interlude With Ludes et Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up) ou une lourde efficacité (Gunman et Reptiles).

Dans ces clichés immobiles et instantanés des seventies à aujourd’hui, Them Crooked Vultures nous fait pourtant avancer, découvrir ou redécouvrir des rythmes et sonorités disparus, une ombre permanente sur la tête comme pour plus de vigilance.
Oui, l’année 2009 a été pauvre en réelle découverte ! Je ne parle pas de celles qui disparaissent telles des étoiles filantes (Passion Pit pour ne citer qu’eux dans le style électro emballante à une chanson au pire, un album au mieux). Je ne parle pas non plus des déjà-morts, Bloc Party & The Rakes en tête qui semblaient pourtant être des valeurs sûres hier.
Je parle des rares découvertes qui chacun dans leur style avancent à leur rythme sans beaucoup se reposer, Mos Def, Julian Casablancas et Josh Homme en tête de proue aujourd’hui.
Alors juste une requête Josh, s’il te plait, ce soir encore, ne retourne pas te coucher pour nous accoucher un digne successeur de ce nom à Era Vulgaris ! De mon côté, j’accorde volontiers aux vautours le titre pas si pompeux d’album de l’année.


2 Comments

Dance To The Radio a dit…

Je trouve enfin le temps d'écouter "Them Crooked Vultures" un peu plus en profondeur ... oui, de bonnes chansons, de bons riffs à la QOTSA !
Certes, il y a eu la dose des groupes éphémères ou finalement creux (Passion Pit oui décidément j'ai du mal à écouter l'album en entier), toutefois j'ai découvert des bonnes choses en 2009. Je pense à l'instant même à School of Seven Bells ...
Ca va, les cours, sinon ?

Bisous

tony a dit…

school of seven bells + 1
je l'avais oublié celui-là !

et depuis, il y a eu blakroc (ah non c est lundi, ah ben non c est partout déja)