Il est là, c'est tout nouveau c'est tout beau, c'est bien entendu le dernier single des Black Keys "Lonely Boy" ; titre du septième album El Camino, prévu pour le 6 Décembre prochain. Impatience quand tu nous tiens. En attendant, voici la tracklist :


1. Lonely Boy
2. Dead and Gone
3. Gold on the Ceiling
4. Little Black Submarines
5. Money Maker
6. Run Right Back
7. Sister
8. Hell of a Season
9. Stop Stop
10. Nova Baby
11. Mind Eraser



Hervé « RV » Salters connu sous le nom de General Elektriks nous avait étonnement surpris lors de la sortie de son deuxième album Good City For Dreamers, séduit alors par les mélanges des genres et l’efficacité de la quasi-totalité du disque (« Raid The Radio » « Helicopter » « David Lynch moments » « Little Lady »). Son autre projet avec Honeycut a prouvé que monsieur Salters -non seulement multi-instrumentaliste mais aussi producteur (Pigeon John)- avait beaucoup d’énergie à revendre. Il est de retour avec un nouvel album, Parker Street, plus posé, plus jazzy.
Cet été, il a su nous faire danser sur « Summer Is Here » un morceau très pop mélodique, mais il semble opter cette fois-ci pour quelque chose d’un peu différent : toujours aussi groovy et funky (« Bad Day » « We Ride » « Quiet Entertainers ») avec le dynamisme en moins que sur son précédent album que l’on regrette juste à peine. Il y a ce manque de vitalité que l’on retrouvait chez Good City For Dreamers (« Helicopter » « Take Back The Instant ») ou encore sur Cliquety Kliqk (« Tu m’intrigues » « Central Park ») : c’est assez dommage lorsqu’on sait que les prestations scéniques d’Hervé Salters en intriguent plus d’un.
Malgré ce petit bémol, on ne peut pas nier le fait que cet album a des qualités : il combine les genres comme personne d’autre ne pourrait le faire, il y a « un son » General Elektriks, ce son qui est à la fois rétro mais aussi moderne, peut-être est-ce ce mélange d’airs jazz à ceux de l’électronique, ceux du rock au hip hop. C’est un disque qui reste tout de même accessible, on ne boudera pas pour autant le côté jazzy (« Hardship Is Over ») qui peut parfois nous lasser comme nous impressionner (« We Ride »).



Une bécane, la Road 66, « Born To Be Wild » des Steppenwolf, et Dennis Hopper en compagnon de route: plutôt cliché. Et si on changeait la donne ? Et si la compilation « En Route ! » était LA compilation idéale pour prendre le guidon et partir à l'aventure? Freaksville Record sélectionne pour vous, dix titres electro-pop/disco prêts à nous faire danser toute la nuit.
Avec France (« Sur les routes de France ») et Accident (« Vert Bleu Noir ») on retourne une vingtaine d’années en arrière en pensant bien sûr à Etienne Daho (pourquoi pas l’album Signé Kako) mais aussi à Taxi Girl (« Chercher le garçon »). Vous avez sûrement reconnu notre brune qui ne compte pas pour des prunes alias Lio et sa collaboration avec Phantom sur « Mon nouveau Jules marche sur l’eau » aux paroles assez simples, mais largement efficaces pour qu’elles vous trottent dans la tête toute une journée.
« Motorcycle Club » de Conducteur Fantôme est presque le miroir du groupe Suicide : une voix qui ressemble étrangement à celle d’Alan Vega (voulu ou non, mystère !) et des riffs qui rappellent « Ghost Rider » (utilisé sur « Born Free » de MIA).
« Phantom is Alive » de Deadride Phantom qui clôture cette merveilleuse compilation riche en mélodies pop dynamiques, rappelle que le synthétiseur domine la majeure partie de l’album et démontre Ô combien il y a derrière tout cela, des groupes au talent caché qui méritent une attention particulière.



Une (grosse) pincée de White Stripes plus une pincée de Black Keys, le tout saupoudré de soul, de rock garage et de folk vous donne Hanni El Khatib. Le Californien est sans aucun doute le gros coup de cœur de la rentrée 2011. De quoi vous couper le souffle et vous faire twister les jambes.
Si l’on ressent une certaine liberté dans Will the Guns Come Out, on la doit en partie à ses parents qui l’ont incité dès son plus jeune âge à s’imposer et à adopter une démarche assez libre, sûrement la raison pour laquelle les genres musicaux n’ont ici pas de limites.
Beaucoup d’énergie dès le départ sur une bonne partie de l’album (« Dead Wrong » « Build, Destroy, Rebuild ») mais surtout beaucoup de mixité : on pense à la période De Stilj des bien-aimés White Stripes, au Brothers des Black Keys et au rock d’Elvis (la cover acoustique « Heartbreak Hotel » ou encore le rockabilly « Loved One ») ; la seconde partie est plus détendue : Hanni El Khatib nous laisse le temps de faire une pause avec quelques morceaux folk, agréables à l’écoute (« Wait Wait Wait » « Garbage City »), avant de repartir se trémousser sur la cover de Gainsbourg « You Rascal You » (« Vieille Canaille ») et « You Got A Thing » de Funkadelic qui clôture l’album en beauté, en électrisant notre corps.