Après avoir enchaîné avec The Rascals et le sympathique Alex Turner avec les Last Shadow Puppets, Miles Kane opte pour une carrière solo (comme son collègue Turner et son Submarine EP) avec un premier album Colour Of The Trap.
Autant dire que les avis sont partagés : certains vont parier pour la réussite de cet album, d'autres préfèrent vanter le contraire. Qui a dit que Miles Kane n'était pas capable de grandir et de s'affirmer dans le rock britannique en passant par une carrière solo ? Ce disque sait nous convaincre. Convaincre parce que, varié. Parce qu'il flirte avec l'Oasis (on remerciera chaleureusement Noel Gallagher pour avoir participé à la production de cet album), mais aussi la pop des Beatles ainsi que les sixties des Ronettes (« My Fantasy » « Rearrange » « Better Left Invisible » « Quicksand » ) et le punk « Inhaler » qui peut rappeler parfois « The Glorified Collector » des Rascals. La mélodie de « Kingcrawler » nous remémore « The Age Of The Understatement » et la belle époque du merveilleux duo Kane/Turner virant presque à la nostalgie d'un album pop-sixties.
25 ans et déjà grand garçon, il n'aura donc jamais fini d'épater les jolies filles avec un look bien anglais, typé McCartney des années soixante et une voix des plus charmeuses sur laquelle on peut suffisamment se permettre de se dandiner (« Happenstance »). Ce n'est que le début d'une admirable carrière -dix ans déjà- qui ne fait que commencer & qui ne compte pas s'arrêter de sitôt.



Lundi soir, Montpellier vibrait pour les Black Lips. Le lendemain, les Montpelliérains sont retournés au Rockstore afin de voir les Cold War Kids.
Un concert des plus attendus de la semaine. "Que donnera Mine Is Yours en live ?" était la question que beaucoup de monde se posait. Pas besoin d'expliquer que sur scène, les Cold War Kids sont de grands artistes. Le set commence avec "Royal Blue" et le public est déjà bien en forme, et commence à fredonner les premières paroles, tous, le sourire aux lèvres. Vient ensuite "Finally Begin" où malheureusement, Matt Aveiro casse la grosse caisse, qui sera rapidement changée pour enchaîner sur "Audience Of One", magnifiquement joué au piano par Jonnie Russell. Les Californiens sont, ce soir-là, bien heureux de jouer pour la deuxième fois depuis 2008 lors de la sortie de Loyalty to Loyalty. Nous avons eu droit à une set-list plutôt complète des trois albums réunis plus l'EP Behave Yourself, (exceptée la prodigieuse "Something Is Not Right With Me" qui manquait à l'appel) "I've Seen Enough", "Hang Me Up To Dry" où le refrain fût entièrement chanté voire hurlé par le public, le déferlant "Louder Than Ever" mais aussi "Sensitive Kid" " Bulldozer" et "Hospital Beds". Avec en prime un rappel digne d'en être un, toujours aussi dansant et efficace.
C'est avec le coeur serré que se termine le concert, sans déception. Les Cold War Kids ont une prestation scénique plus qu'envoûtante, plus qu'énergisante. Et c'est avec plaisir que nous vous proposons quelques photos du concert :













Certains groupes sont quelquefois mystérieux, laissent peu d'informations circuler à propos de leur formation ou de leurs inspirations, comme nous avons pu le voir dernièrement, avec les reptiles Crocodiles. Cette fois-ci, un projet, qui est d'emblé le duo à retenir de cette année 2011, nommé Cat's Eyes : Faris Badwan (The Horrors) et Rachel Zefira (une soprano canadienne), le plus beau couple musical depuis Nancy Sinatra et Lee HazlewoodParis Summer », « Arkansas Coal »). Il ne faut pas s'attendre à du Horrors, loin de là. Ici flirtent l'angélique (« I Knew It Was Over » « The Best Person I Know » « I'm Not Stupid ») et parfois des rythmes sixties (« Face In The Crowd » « Cat's Eyes ») rappelant le « Be My Baby » des Ronettes. Certes, Faris Badwan n'est que très peu présent sur l'album, du moins vocalement parlant (« I Knew It Was Over » « Face In The Crowd » « Sonner or Later » « The Lull »), mais Rachel Zefira a ce pouvoir de séduire avec une voix si douce & envoûtante, que l'apaisement envahit tout le corps humain. Un album à la fois sombre, et merveilleux.


(photo: NME)