Skying c'est la gloire des Horrors, c'est la bande son de l'été 2011 écoutée près d'une falaise, sur le sable humide avant que le soleil ne tombe dans les bras de Morphée (« Still Life » « Endless Blue »), c'est peut-être la lumière qui voit enfin le jour (« I Can See Through You » « Changing The Rain »). Et dans tout ça Farris a évolué, ce n'est pas le gamin qui mue à l'adolescence, sur Primary Colours il optait pour une voix sombre, aux tons obscures, sur Skying il semble s'adapter de façon à ne pas trop se plonger dans le profond, ce qui n'est pas du tout déplaisant mais bien au contraire sédatif, relaxant (« Still Life » « Oceans Burning »). Un petit clin d'oeil à The Stone Roses (« Dive In » « Moving Further Away»), parce qu'il y a des sources puisées chez les Mancuniens, on retrouve la base du son de Manchester des années 80, parce qu'il faut le dire, on est un peu nostalgique des années Roses & Ian Brown.
Le psychédélique serait donc en vogue, une sorte de Renaissance musicale que les Horrors remettent sur le tapis. Si Skying serait un livre, on pencherait pour L'existentialisme est un humanisme de Sartre. Certainement un des disques les plus marquant de cette année 2011.

