INTERVIEW PONY PONY RUN RUN


« Mon petit pony emmène moi dans ton Pays Magique », nous chantait la publicité Mattel il y a … fort longtemps, mais notre petit Pony a bien grandi, et puis a décidé un jour de monter un groupe de rock power pop avec son frère & un de ses copains : les Pony Pony Run Run.
Les trois Nantais, en concert ce soir là à Montpellier ont profité des quelques minutes avant de monter sur scène, pour répondre à quelques questions pour UNKNOWN MAG… Entretien avec trois pony qui ne sont pas prêts de s’arrêter de courir…



UNKNOWN MAG : Bonjour les Pony Pony Run Run !

Gaëtan : Bonjour !

Amäel : Bonjour

Antonin : Salut !


UNKNOWN MAG : Pourquoi Pony Pony Run Run ?

Gaëtan : Demande à Wet Wet Wet! En fait, on pourrait te donner des explications… mais ça serait bidon. Il y a un moment où il faut choisir un nom de groupe et tu te dis « ah c’est bien ce truc là ! », tu te poses pas trop la question du comment et du pourquoi, c’est comme donner un nom à son chat. Pourquoi tu as appelé ton chat Gustave ? Tu ne peux pas trop répondre. Tu dis « parce que j’aime bien »…

Antonin : Des fois il y a une raison mais pas tout le temps. Je pense qu’il doit y avoir un truc quand tu as trouvé le nom et que tu t’en souviens plus.

Gaëtan : Ouais ! Je pense qu’à l’époque, il y avait un truc qui trainait avec les poneys c’est sûr, parce qu’il y a eu beaucoup de groupes en poney pendant les trois premières années où le groupe a décidé de s’appeler comme ça. Je pense que c’est en dehors de notre volonté. Quand je dis Wet wet Wet, ce qui m’a toujours fait marrer, ce sont des groupes qui s’appellent avec trois fois la même syllabe ou le même nom. Il y a Talk Talk par exemple…


UNKNOWN MAG : ou Duran Duran aussi…

Gaëtan : Duran Duran ouais ! (prononciation à l’anglaise)


UNKNOWN MAG : Vos influences ?

Gaëtan : Duran Duran, Talk Talk , Wet Wet Wet !


UNKNOWN MAG : Parce qu’en regardant Taratata, vous avez des styles musicaux différents…

Gaëtan : Quand j’ai dis à Taratata, Corrona... je n’écoute pas que ce groupe, je te rassure (il rigole) ! Quand il dit qu’il écoute REM (allusion à Antonin)… il n’écoute pas que ça.. Quoi que ?

Antonin : Non en fait, dans les influences il y a les fondements, sur quoi tu t’es un peu… quoi tu as grandis, alors inconsciemment, nous, on s’est basé sur les années 80, consciemment, dans les années 90, et ce qu’on écoutait dans les années 90 c’était de la pop américaine style Weezer.

Gaëtan : On a des cultures musicales qui sont pas si éloignées que ça. C’est pas parce qu’il dit REM que je dis Corrona. Quand on nous demande de dire nos influences, le premier truc qui nous passe par la tête ce n’est pas la réalité du projet, on met vraiment des musiques communes, heureusement, sinon on serait pas capable de travailler ensemble.


UNKNOWN MAG : Vos influences sont ressenties dans votre musique ?

Gaëtan : Je pense qu’il y a des choses que l’on a intégré, qu’on ressent naturellement, après il y a des clins d’œil. Je peux pas te dire quoi et quand. Ca doit se ressentir dans une certaine mesure, mais on ne fait pas de copie directe de quelque chose, on est pas inspiré directement d'un truc, on fait ce que l’on a envie de faire assez naturellement, il doit y avoir des goûts de Dance, surement des bouts de REM qui trainent ou Panthera ou de Corrona mais on ne revendique rien, ca vient ou ça vient pas.

Antonin : Dans les adaptions live, on change un peu les morceaux, pour les rendre plus vivants, plus différents, parce que ça nous intéressent de retravailler le morceau pour le faire vivre et dans les adaptations il y aussi ces matinées de choses qu’on a envie de mettre dedans, il faut des trucs un peu plus rock, selon l’envie ou selon la chanson en fait.


UNKNOWN MAG : En mars 2005, vous avez fait les premières parties d’Art Brut, Who Made Who, c’est plutôt cool, surtout quand on sait qu’Art Brut est un groupe génial..

Ensemble : ouais ouais ouais !

Gaëtan : c’était notre premier grand concert en plus ! Surement dans nos cinq premiers qu’on a fait, du coup on se retrouve avec Art Brut et Who Made Who. Les mecs de Art Brut sont super cools, ça fait partie des têtes d’affiches qui étaient les plus sympa, pas de prises de tête, rien du tout.

Amäel : … Avec Phoenix et Eagles Of Death Metal aussi !


UNKNOWN MAG : Vous avez fait la première partie d’Eagles Of Death Metal ?

Ensemble : ouais ouais ouais !


Amaël : c’était vraiment très cool !

Gaëtan : Ce sont des bons stéréotypes américains !


UNKNOWN MAG : Et vous en pensez quoi du projet « les petits pois » (Them Crooked Vultures) qui étaient à Rock en Seine ?

Gaëtan : j’en ai entendu parler, mais j’ai pas écouté…


UNKNOWN MAG : l’album est génial en tout cas..

Gaëtan : ah ouais ? Il est bien ?

Antonin : Ca s’appelle les petits pois ?


UNKNOWN MAG : A la base, à Rock En Seine, il y avait un groupe secret, appelé « les Petits Pois », avec Dave Grohl (Nirvana/Foo Fighters), John Paul Jones (Led Zeppelin), et Josh Homme sur scène, c’est un peu le rêve…

Antonin : j’étais même pas au courant…

Gaëtan : moi si j’étais au courant !


UNKNOWN MAG : L’album vient juste de sortir, je l’ai écouté, il est vraiment génial. On a envie de dire qu’il y a beaucoup de Queen Of The Stones Age, mais il y a aussi la part Foo Fighters et un petit peu de Led Zeppelin…

Gaëtan : Ca c’est cool !

Amaël : dis donc tu le vends bien l’album !

Gaëtan : tu connais absolument tout toi !


UNKNOWN MAG : Vous réagissez comment face à ce succès ? Parce que cet été, « Hey You » c’était un titre succès, chaque radio qu’on allume on entend le titre…

Gaëtan : On a pas tant que ça entendu « Hey You », parce qu’on écoute pas trop la radio, c’est clair que sur les ondes et le clip, le titre est pas mal passé.
Ce qui est marrant, le clip, je l’ai vu pour la première fois il y a une semaine (rire) , on est complètement en dehors de cette réalité là, le seul lien qu’on a avec le succès, c’est les concerts : voir les gens à nos lives, qui chantent nos paroles par cœur, et qui nous sollicitent là-dessus, heureusement ils ne chantent pas que ça non plus, ils peuvent connaître le projet un peu plus, c’est là où on s’est rendu compte que « Hey You » avait un succès. Après oui, tes proches te le disent « oui j’ai encore entendu ça à la radio, je faisais les courses » « tu sais pas ce qui m’est arrivé ? J’étais chez speedy en train de faire changer mon pot et j’ai entendu Hey You » le truc un peu con. J’ai entendu une fois « Hey You », en achetant du fromage, j’étais là « bon d’accord.. » mais on réalise pas plus que ça, les autres nous renvoient une réalité, on ne le voit pas, on est tout le temps en train de faire de la musique, sur la route, composer, la télé on ne la regarde pas plus que ça, on écoute pas trop la radio, à part Fun Radio c’est bien avec le camion quand tu roules à 350 km/h sur l’autoroute ! Mais c’est vrai que c’est un succès rapporté, apparemment, c’en été un…


UNKNOWN MAG : Quand je dis à un de mes proches « Hey You, ça te dit quelque chose ? » on me répond directement « ah oui Pony Pony Run Run ! »

Antonin : c’est cool, parce que les gens connaissent le nom. Parce qu’il y a des groupes qui galèrent à faire…


UNKNOWN MAG : … mais c’est mieux quand c’est plus long !

Antonin : Non mais même au-delà du nom ! Que les gens sachent que cette chanson là, c’est Pony Pony Run Run en fait.

Gaëtan : Il y en a plein qui ne savait peut-être pas, je te rassure !

Antonin : ouais mais je pense aussi que c’est pour ça que les gens viennent au concert !

Gaëtan : oui mais doit en avoir quelques un qui connaissent la chanson sans connaître le nom du groupe…

Antonin : oui mais des fois… bon bref !

Amaël : Moi je suis d’accord avec toi, c’est vrai que c’est intéressant de savoir que ce morceau a été diffusé, que le groupe a été identifié, que les gens ont écouté l’album, et qui viennent au concert. C’est super sympa.


UNKNOWN MAG : Les pires ou meilleurs concerts ? Des anecdotes à dire… ?

Gaëtan : Y en a pas mal en plus. Avant de faire l’album, on a fait 120 dates à peu près, et depuis qu’on a fait l’album, environ une quarantaine je pense.

Antonin : c’est vrai qu’on en a fait beaucoup…

Gaëtan : mais je crois que c’est ça vraiment…

Amaël : je pense aussi ouais.

Gaëtan : T’es tout le temps sur la route, donc il t’arrive tout le temps des anecdotes, des très très bien, mais qu’on n’a pas le droit de te dire !

Antonin : J’en ai une ! En Allemagne, à Freiburg ? Fribourg ? Freiburg ?



UNKNOWN MAG : Fribourg/Freiburg les deux se disent !

Antonin : … Ouais un programmateur qui nous a fait un faux plan, qui s’appelle Daniel Baer B.A.E.R, qui nous pas payé pas logé, pas nourrit, alors que tout était prévu, pas fait la promo, et c’était notre première date, on avait fait plus de dix heures de camion, et à cause de ce mec là, on a failli se casser la gueule.

Amaël : C’était au début... au tout début quoi.

Antonin : Les gens qui ont le bar de la salle, nous ont accueillis, on avait juste des chips à manger le soir...


UNKNOWN MAG : Pourtant les allemands avec la flammküsch et la bière… ah non c’est les Alsaciens !

Antonin : Les allemands étaient super cools mais là, c’était l’organisateur qui était complètement à l’arrache et donc on a fini par parler avec le barman, il nous a dit « venez chez moi si vous le souhaiter ! » et il nous a accueillis, on était six, un truc comme ça…

Gaëtan : ouais six, puis c’était cinq heures et demi du mat’, sa nana et lui nous ont accueillis, ils nous ont filé à boire, à bouffer, c’était hyper cool !

Amaël : on a dormi dans une pièce qui faisait à peu près la moitié de cette pièce là (il montre les loges où nous sommes).

Gaëtan : Le mec il nous devait rien, c’était le barman, il n’avait rien avoir avec la soirée, il nous a sauvé la vie, finalement tu trouves une contre partie intéressante, puis tu crées des liens avec d’autres gens.

Amaël : On s’est bien fait avoir quand même…

Ensemble : Daniel BaerDANIEL BAER OUAIS ! Si vous le croisez…

Antonin : À mon avis il marche plus…


UNKNOWN MAG : Avant dernière question, comme vous jouez à Montpellier ce soir, vous avez un peu visité la ville ? Quelque chose de marquant ?

Antonin : Ouais !

Gaëtan : On connait Montpellier. En fait on était étudiants aux Beaux Arts, et à cette époque là, on faisait des travaux classiques et la première galerie où on a exposé c’était à Montpellier. On vient ici assez souvent, une ou deux fois par an. J’aime beaucoup cette ville, l’ambiance est super.

Antonin : mais on a déjà joué dans une salle à Montpellier

Amaël : Ouais ! Un an pile poil à l’antirouille. C’était un tremplin, juste avant de rentrer en studio. On était pas dans la catégorie tremplin, on venait pour la soirée finale. C’est vrai qu’on aime bien Montpellier pour se balader dans la ville, aller boire des coups avec nos amis, pour profiter du bon temps.


UNKNOWN MAG : Dernière question réservée aux artistes : si vous avez un message à faire passer c’est maintenant ou jamais !

Gaëtan : Daniel Baer t’es un connard ! Il faut pas prendre de drogues non plus !

Antonin : ouais c’est mal !

Gaëtan : faîtes du sport, et Daniel Baer c’est un connard ! Quand vous allez à la piscine n’oubliez pas de prendre votre serviette c’est important !

_ BONUS :


Après quelques soucis, et changements de programmes, on se dit que finalement, ça ne peut apporter que de la joie, de la bonne humeur, et de bons souvenirs...

UNKNOWN MAG : ca fait quoi de chanter avec Dan Black ?

Gaëtan : bah, ce mec, quand je l'ai vu, j'me suis demandé ce qu'il prenait avant de monter sur scène, j'te jure, quand il danse, on dirait un avion (imitation de l'avion en dansant)... Sinon quand il chantait, j'entendais pas tellement, je voyais juste sa bouche qui bougeait sans le son...

+ un gars de la tournée rajoutant un peu plus tard : "Hé les filles! c'est fini les années rock and roll, no drugs, no sex, no meuf hein!"



Il y a deux semaines, un article était consacré au "coup de coeur blog/webzine", TEAzine était l'un des premier à être interviewer.
Aujourd'hui place à une Mascotte. Mais pas n'importe laquelle ou plutôt lequel. Oui, parce que ce garçon là, n'est pas comme les autres, non seulement c'est une Mascotte, mais en plus de ça, il est silent hypist, il fait tout à la fois, une vraie fée du logis! Entretien avec Thomas de Silent Hype...


UNKNOWN MAG : Pourquoi avoir choisis "Silent Hype" ?

Thomas : Pourquoi silenthype ? Ca remonte à un bon bout de temps. J’ai commencé mon premier blog à la fin du règne Skyblog. J’ai vraiment adoré découvrir le début de la construction de la blogosphère. Un peu comme tout le monde et surtout pour avoir plus de possibilités dans la présentation, je suis atterri sur blogspot. Pour ce qui est du nom, la base vient du premier album que j’ai acheté moi-même et qui reste mon premier coup de cœur, Silent Alarm des Bloc Party. Et puis la hype pour surfer sur la tendance (y’a eu la période Crystal, la période Poney, la période Wave). Finalement, silenthype a dépassé le stade de nom de blog. La hype silencieuse… un concentré d’albums, de news, de playlists sur les musiques actuelles.


UNKNOWN MAG : ca représente quoi pour toi la Hype Attitude ?

Thomas : Un mode de vie, la hype machine, la chasse aux leaks, la blogosphère, une nouvelle façon d’écouter la musique. La hype, c’est être snob, écouter des groupes pas ou peu connus, c’est faire dans l’indie, l’underground, le glauque, le nu-wave, l’electro. Mais je ne suis pas le plus apte pour en parler, je ne suis pas quelqu’un de hype.


UNKNOWN MAG : Pas trop débordé d'être une mascotte, à ton école de journaliste et silent hypiste?

Thomas : Additionné à mon culte de la procrastination, je n’ai effectivement pas beaucoup de temps. Avec la reprise des cours et la pondue d’articles en pagaille pour l’école, la cadence des articles sur silenthype a progressivement diminué. Sans compter mon entrée dans la rédaction de We Are The Mascotte et mon futur stage (aux Inrocks, croisez tous les doigts pour moi). Mais il suffit que je m’organise un peu mieux, et un gros coup de pied au cul pour me faire écrire.


UNKNOWN MAG : ta réaction à "La Roux de secours" ?

Thomas : Bah j’étais vraiment jaloux. Parce que les Two Door Cinema Club, ce sont mes petits chouchous à moi, tu vois. Qui n’a jamais découvert un groupe et ne voulait le garder que pour lui ? J’étais dégouté de ne pas avoir eu de place pour Florence + the Machine, Passion Pit et La Roux. Mais apprendre que cette dernière serait remplacée par les TDCC pour toute la durée du festival des Inrocks m’a achevé ! Ils sont irlandais, sautillant, ingénieux, créatifs, jouissifs et arborent un nombre incompréhensible de tubes (en devenir). Ce sont mes révélations de cette année, à égalité avec les Delphic.


UNKNOWN MAG : Place aux artistes : un message à faire passer? c'est le moment ou jamais de le faire!

Thomas : Putain, les Delphic ont annoncé les dates de leur tournée européenne. Ils passeront le 16 février au Nouveau Casino. Ouais j’en jouis d’avance et alors ? Et puis y’a les Late of The Pier et les We Are Enfant Terrible qui passent le 30 décembre au Social Club. Et puis je vous ordonne tous d’écoutez les Quadricolor, vainqueurs du CQFD. Venez faire un tour sur silenthype et sur WATM, c’est le top du top.

PS : en me relisant, j’ai l’impression de faire la connaissance d’un mec pompeux et ennuyeux. Mais c’est pas moi hein, je vous jure !

photo: bannière by Silent Hype

>> Pour en savoir plus, Silent Hype se trouve ici et ces Mascottes ici


Après Jack White élu "homme de l'année" par moi même, pour son nouveau projet The Dead Weather, je décerne le second prix de "l'homme de l'année" à... PIERRE SARKOZY! Mais non. C'était une boutade voyons... c'est pas demain la veille qu'on lui donnera la médaille d'honneur ou un MTV AWARDS, pour son projet Mosey du 9-2, qui fait un (trop gros) flop... Je décerne donc le prix à Josh Homme bien entendu!
Pardon... Josh Homme? c'est qui?... un trou de mémoire? impossible... laissez moi vous raffraichir celle ci.
Josh homme, c 'est le type de gars qui est classe comme ça ou encore comme ça ...voir comme ça. Stop les filles, arrêtez donc de vouloir un gros wild avec sa harley davidson, ses tatouages, et continuez à lire la suite : donc ... notre cher Josh Homme, rappelons le, a produit les Arctic Monkeys sur Humbug, et avec sa troupe de petit pois, John Paul Jones (Led Zeppelin) et Dave Grohl (Nirvana + Foo Fighters), ils nous sortent un bijou, un chef d'oeuvre, l'album Them Crooked Vultures.
Première écoute de l'abum...deuxième écoute.. et aucune chanson avec des défauts..c'est possible? Il faut croire que oui.
Peut-on aussi dire que l'album pourrait être celui de l'année 2010? A priori, oui.
Certes la ressemblance Queen Of The Stone Age est quasi frappante, mais c'est comme un effet "patchwork" en fait, du QOTSA superposé sur du Foo Fighters avec une légère touch' de Led Zeppelin et c'est beaucoup plus aggressif que ça, surtout sur le riff de "No One Loves Me & Neither Do I", Anthony Bosc, nous fait sa propre chronique...


Josh ne ferme jamais l’œil sur sa tête de Ken (et Barbie) aux pommettes remplies de cognac. Mais que faisait-il encore la nuit dernière au lieu de rejoindre son lit, simplement dormir ? Frottait-il des cordes accompagné de voix profonde ? Frappait-il des cymbales et des toms ? Ou bien pianotait-il frénétiquement sur des touches noires et blanches ?
Puisque ce Josh se trouve être l’illustre Josh Homme, nous ne le saurons sans doute jamais. Cependant, tout porte à croire qu’il ne dort effectivement pas beaucoup depuis les deux dernières années. Entre les incroyables Queens of the Stone Age (Era Vulgaris en 2007) et les magnifiques Eagles of Death Metal (Heart On en 2008), le bonhomme trouve encore le temps de produire d’autres projets (comme le dernier Humbug by Arctic Monkeys).
Mais, tout cela ne lui suffisait sans doute pas quand il passa un coup de téléphone à de vieux amis. Dave Grohl (Nirvana & Foo Fighters) et John-Paul Jones (producteur des Datsuns et accessoirement bassiste de Led Zeppelin) rejoignirent ainsi Josh Homme dans un nouveau band, nom de code : Les Petits Pois.
Après une tournée des festivals estivaux européens, ces infimes choses dans l’histoire du rock posèrent leurs pieds au parc de St-Cloud parisien avant de lancer aujourd’hui l’album éponyme de ce blockbuster du rock : THEM CROOKED VULTURES !

Dès la première track, No One Loves Me & Neither Do I, on ne peut que se plier qu’aux seventies désinhibées par la basse lente et répétitive de Jones, la voix envoutante d’Homme rehaussée par une batterie lourde et puissante made in Grohl. On en perd déjà son souffle !
Arrive ensuite une série d’intenses saccades pour tenter de retrouver une respiration normale. Mind Eraser, No Chaser et New Fang sonnent comme des célébrations du rock. A moins que ce ne soit Dead End Friends, la plus clinquante ?
Via Elephants, on se permet d’entendre par ci des louanges aux Raconteurs de Jack White, par là Guns’n’Roses. Welcome to the jungle ! Ses lourdes pattes nous transportent dans le temps pour arriver à Scumbag Blues.
Pour arrêter cette chronologie indigne, bien sûr que des thèmes sont récurrents dans cet album comme une période aussi garage que disparue (Bandoliers, Caligulove et Spinning in Daffodils), des contrées sombrement féériques (Interlude With Ludes et Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up) ou une lourde efficacité (Gunman et Reptiles).

Dans ces clichés immobiles et instantanés des seventies à aujourd’hui, Them Crooked Vultures nous fait pourtant avancer, découvrir ou redécouvrir des rythmes et sonorités disparus, une ombre permanente sur la tête comme pour plus de vigilance.
Oui, l’année 2009 a été pauvre en réelle découverte ! Je ne parle pas de celles qui disparaissent telles des étoiles filantes (Passion Pit pour ne citer qu’eux dans le style électro emballante à une chanson au pire, un album au mieux). Je ne parle pas non plus des déjà-morts, Bloc Party & The Rakes en tête qui semblaient pourtant être des valeurs sûres hier.
Je parle des rares découvertes qui chacun dans leur style avancent à leur rythme sans beaucoup se reposer, Mos Def, Julian Casablancas et Josh Homme en tête de proue aujourd’hui.
Alors juste une requête Josh, s’il te plait, ce soir encore, ne retourne pas te coucher pour nous accoucher un digne successeur de ce nom à Era Vulgaris ! De mon côté, j’accorde volontiers aux vautours le titre pas si pompeux d’album de l’année.


Interviews de groupes, d'artistes, d'auteurs, et pourquoi pas aussi interviewer aussi des passionés de musique à travers leur propre site ? Cette fois ci, pour varier les plaisirs de l'interview, coup de coeur pour un blog, ou plutôt un webzine international, à base de saveur délicieuse comme le thé : TEA-zine, composé de Marie et Anne-Valérie : deux jeunes filles d'une motivation incroyable, jeux de mots "ridicules" inclus, comme le dit si bien Marie, et ce n'est pas ce qui choque. Entretien avec une des membres du webzine...


UNKNOWN MAG : Question basique, pourquoi avoir choisis "TEA"zine?

Marie : "TEA" parce que beaucoup de raisons. Cela fait fatalement penser à "tea time", et donc à l'Angleterre, ce qui tombe bien puisque la plupart des groupes qu'on peut aimer viennent de là. Et puis, derrière il y a tout ce cérémonial du thé, une image vaguement désuette, rétro, mais un peu élégante aussi. Tout le monde ne sait pas apprécier une tasse de thé...
Et puis c'est court, une seule syllabe, on peut facilement s'en rappeler. Et faire pas mal de jeux de mots avec (tasses, sachets, buveurs...) On aime bien les jeux de mots ridicules chez TEA


UNKNOWN MAG : Expliquez donc la démarche du site..

Marie : TEA n'a pas forcément de démarche particulière. J'ai créé le site (enfin le blog) il y a bientôt un an avec la volonté de partager des choses sur la culture (mais surtout sur la musique). Il n'y avait aucune prétention. On a surtout commencé par des reviews de concerts, on estime que c'est important, de savoir comment un groupe est en live. Et il y a eu pas mal de chroniques d'albums, de films comme n'importe quel autre média pourrait faire. Et puis Anne Valérie m'a rejoint, et on publiait de plus en plus, et j'ai eu ma première interview (Stuck In The Sound), dès lors, le mécanisme était enclenché, on n'a plus voulu s'arrêter. On prend énormément de plaisir à faire ça, on est vraiment des passionnées (certains diront un peu trop).


UNKNOWN MAG : Est-il facile de gérer les études/ le site? en même temps?

Marie : Gérer les études et le site en même temps n'est pas si compliqué. Il suffit de se bouger, au lieu de passer une heure sur Facebook à poker des gens, on va écrire sur une chanson qu'on a aimée, un album qu'on a écouté dans le bus en allant en cours... C'est assez simple. Et depuis les Eurockéennes, où nous avons été accréditées, nous avons une motivation sans faille.


UNKNOWN MAG : Vous interviewez beaucoup de groupes, en général, le courant passe bien lors des interviews?

Marie : Nous n'avons pas interviewé tant de groupes que cela. Mais on aime beaucoup. On n'a pas eu d'entretien catastrophe. Toutes les interviews se sont plutôt bien passées. Même si on en a préféré certaines à d'autres... C'est normal. La meilleure était peut être celle de Schwefelgelb : le chanteur était vraiment super gentil, et on a fait l'interview dans la caravane du groupe, c'était vraiment chouette. Et puis sinon, il y a eu des interviews ou des moments vraiment drôles parfois, non, on a aimé chacune de nos interviews.


UNKNOWN MAG : Place aux artistes : un message à faire passer? c'est le moment de se lacher !

Marie : BUVEZ DU THE, LISEZ TEA ! Abonnez-vous via blogger, rejoignez notre groupe Facebook, parlez de nous à vos amis et même vos ennemis, lisez nous souvent, on publie avec amour au moins deux articles par semaine. Le thé orange cannelle c'est super bon.

photo : by TEAzine

pour en savoir un peu plus : TEAzine se trouve ici